On aimerait tous s'improviser poète, mais peu sont les élus de cette branche mesquine.
Alors on rêve, on rêve, et on fait chier les gens avec nos pensées soit-disant fortement recherchées. Existons-nous? Vraiment? Faut-il croire, vivre, avec l'infime espoir que nous sommes, serons, tous, "quelqu'un", un jour?
Élevons ce mono-débat un poil plus haut .
N'est-ce pas une forte dose d'égocentrisme, un tasse bien concentrée de narcissisme, prête à nous élever très haut, au plus haut que notre mince couche d'imagination nous le permette, et à nous lâcher, à la moindre intervention irritante de quelque personne quelque plus terre-à-terre?
Voyons maintenant la contre-argumentation:
Et si croire, en un lendemain plus beau, un ciel plus bleu et des gâteaux moins hydrogénés, nous permettait de bouger, simplement d'avancer? Et même oui, nous élever. Car après tout, sans rêves, objectifs ni doctrine, où allons nous? Cette démarche serait donc un tremplin, un bon sofa sur lequel se planter, qui nous regonflerait l'estime et nous ferait croire plus d'un centième de seconde à notre valeur.
Nous serions et sommes tous quelque part esclaves de notre conscience, cette fâcheuse épine sous le gros orteil, qui ne peut s'empêcher de foutre son grain de sel dès que le vent souffle un peu.
"Nous sommes la merde de ce monde, prête à servir à tout." T.D., Fight Club
L'exaltation serait donc de pouvoir analyser les deux côtés, le nombre sur la balance et l'apparence dans la glace, le volume du gâteau et sa résistance une fois en bouche, le titre de la chanson et l'émotion rescapée sur le rivage de notre âme, les paroles qui sortent de la bouche et le rictus à la commissure des lèvres... Nous pourrions ainsi savourer avec délectation toutes les merveilles de ce monde et les bienfaits de notre être. L'Esprit de la Terre.
Ecoutez Jeff Buckley, Regardez Fight Club.
Sujet: Rédigez une argumentation composée d'au minimum 2 parties, argumentation et contre-argumentation, sans oublier une introduction et une conclusion, portant sur...

